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O Pensador

Revue du Parti

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POUR
CHANGER LE MONDE IL FAUT CHANGER L'HOMME
DISAIT: Mfulumpinga Nlandu Victor |
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Martyr de la Démocratie |
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Durant plusieurs années, le Mpla a galvanisé les masses populaires avec son slogan "le Mpla est le peuple, et le peuple est le Mpla". Aujourd'hui, ce slogan ne fait plus d'effet. Son temps est passé. Ce temps quand les propagandites du Mpla affirmaient, la main sur le cur, que la lutte de classes est une priorité pour le pouvoir angolais, que la discrimination n'a pas sa place en Angola, que le libéralisme est un mal qu'il faut combattre, que l'enrichissement personnel est une tare pour la société, que... . Passé l'enthousiasme de premières années du pouvoir, la réalité, avec son lot d'exigences, est venu modifier le parcours idyllique que le Mpla avait promis au peuple. Les premiers signes sont apparus après la mort du président Neto. Le pays connait alors un virage spectaculaire. Si sur la forme on retrouve, dans les déclarations des dirigeants du Mpla, les résidus d'un discours marxiste moralisant, sur le fond, les intérêts des "camarades" sont d'une autre nature. La population, médusée et impuissante, assiste à une course effrénée à l'enrichissement personnel. Chacun tire de son coté. La guerre contre l'Unita sert de subterfuge pour occulter
les discordances au sein de ce parti. Résultat : la philosophie
marxiste qui sert de soubassement au comportement politique du Mpla
perd, et continue à perdre, chaque jour qui passe, un peu de
sa substance. Les valeurs, sur lesquelles le Mpla s'appuie dans sa démarche
politique en direction du peuple, ne représentent plus rien aux
yeux de certains dirigeants, surtout ceux qui gravitent autour du président
Dos Santos. Face à une situation de plus en plus incontrôlable, et pour s'attirer les faveurs du peuple, des réformes d'une incroyable stupidité, approuvées par une assemblée nationale totalement acquise à la cause du Mpla, se succèdent au cours de la législature la plus longue de l'histoire de la démocratie, 16 ans. Parmi ces réformes, celle la carte d'identité. La circulation dans le pays de faux papiers d'identité donne l'occasion au gouvernement de proposer l'émission d'une nouvelle carte d'identité, inimitable. Un moyen de lutter, officiellement, contre l'immigration clandestine (c'est une phobie en Angola). En deux temps, trois mouvements, la réforme est adoptée malgré la présence de quelques incohérences. Le document proposé par le gouvernement comporte un détail qui, en d'autres lieux et en d'autres temps, était condamné par toute l'humanité. Un détail qui incite à l'exclusion d'un groupe déterminé de gens. L'Allemagne de triste mémoire, sous Hitler, avait utilisé le même procédé pour identifier et exclure les Juifs. Leur appartenance à la communauté juive était clairement mentionnée sur les papiers d'identité. Et depuis l'an 2000, les Angolais sont dans la même situation. Sur leurs cartes d'identité, la RACE du détenteur est clairement mentionnée comme jadis en Afrique du sud, à l'époque de l'apartheid. Pourtant le système colonial portugais, duquel le Mpla hérite certaines méthodes, qui avait aussi recours à la même recette, avait fini par comprendre, dans les années 60, que l'élément racial n'avait aucun sens. "Discriminer à travers d'un élément racial, pour exclure, est une erreur historique", affirme Justino Pinto de Andrade, économiste et analyste politique angolais. L'initiative gouvernementale, soutenue par la majorité parlementaire Mpla, est donc une erreur historique. Le manque de débat autour de la question n'a pas permis à l'opposition politique de bien cerner le sujet. A l'approche des élections législatives de septembre 2008, radios et journaux privés se sont mis ensemble pour rouvrir le débat sur cette question. L'opposition, aphone jusqu'à la semaine dernière, se ressaisit et exige que l'assemblée nationale annule la mention "race" de la carte d'identité avant les élections de septembre. L'affaire est revenue au-devant de la scène politique. Très embarrasé, le Mpla, qui est à la base de cette initiative, se fait plus discret. L'argumentaire, selon lequel la mention "race" facilite l'identification, ne convainc personne. Paulo Carvalho, éminent sociologue angolais,
exige, dans ses déclarations aux médias, l'annulation
controversée. Quelle "race" donnera-t-on aux Chinois qui
envahissent notre pays, et ont choisi de s'y installer, s'ils demandent
la nationalité angolaise? Opinion de : Eduardo Scotty. |
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UN REMÈDE PIRE QUE LE MAL Par : Eduardo
Scotty. La philosophie marxiste qui sert de soubassement au comportement politique du Mpla perd, et continue à perdre, chaque jour qui passe, un peu de sa substance. Les valeurs, sur lesquelles le Mpla s'appuie dans sa démarche politique en direction du peuple, ne représentent plus rien aux yeux de certains dirigeants, surtout ceux qui gravitent autour du président Dos Santos. |
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Opinion
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