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C'est fini, l'Angola a plié bagage et sa sélection
nationale de football est rentrée au pays après une aventure
de 16 jours sur les terrains de Kumasi et de Tamale. Pour la première fois dans l'histoire du foot africain, une équipe angolaise participe aux quarts de finale de cette compétition et surprend plus d'un en faisant découvrir aux amateurs du ballon rond certaines de ses vedettes, spécialement, Manucho, la nouvelle recrue de Manchester United de l'Angleterre. L'Angola pourrait faire mieux si son entraineur avait
un peu plus d'ambitions. Oliveira Gonçalves, l'entraineur de
l'Angola est à la tête de cette équipe depuis 2004.
Il peut être fier de lui car, les résultats obtenus par
son équipe pèsent en sa faveur. Il a pu qualifier l'Angola
à toutes les hautes compétitions auxquelles ce pays a
participé, CAN2006, MUNDIAL2006 et CAN2008. L'Angola a battu le Togo et le Sénégal,
a perdu contre le Cameroun, le Portugal et l'Egypte et a fait des matches
nuls face à la RDC, le Mexique, l'Iran, l'Afrique du Sud et la
Tunisie. 1) CAN 2006 : Si nous devons considéré cette compétition comme le point de départ d'une possible évaluation de l'Angola, notre côte est moyenne car ne possédant pas assez de joueurs professionnels, hormis Mantorras, Rui Marques et Titi Buengo dont l'expérience ne fut pas exploitée, l'Angola avait déçu contre la RDC par un match nul , alors que la victoire était à sa portée. La victoire de 2 à 1 contre le Togo, n'avait pas convaincu. Tout le monde attendait un score fleuve, l'Angola s'est contenté d'une maigre victoire, ce qui a réduit ses chances de jouer les quarts de finale en faveur de la RDC, par goal-average. Ce manque d'ambition de l'entraineur, qui préféra jouer à la défensive alors que l'offensive était la meilleure option pour se qualifier, fut préjudiciable pour l'Angola. 2) MUNDIAL 2006 : Pour sa première participation à cette compétition qui réunit les meilleurs équipes nationales de la planète, l'Angola pouvait encore faire mieux. Dans une poule difficile à négocier, l'Angola commence par perdre contre le Portugal et finit avec deux matches nuls face au Mexique et l'Iran. La qualité technique a été supérieure à celle du CAN mais l'Angola pèche encore sur le plan tactique. Un manque d'ambition notable s'est fait sentir au sein de la sélection angolaise. Alors qu'une victoire contre l'Iran les aurait propulsés aux huitièmes des finales, pendant que le Mexique perdait face au Portugal, l'entraineur, encore une fois, privilégie l'option défensive et l'équipe finira par encaisser le but de l'égalisation Iranien qui l'éliminera du prochain tour. Dommage pour l'Angola puisqu'un possible passage aux huitièmes des finales permettait inscrire son nom dans l'histoire du foot mondial. 3) CAN 2008 : Après son passage au Mondial, plusieurs
joueurs angolais ont suscité de l'intérêt pour certains
clubs de la planète et beaucoup ont eu la chance de signer des
contrats en Europe et ailleurs. Au Ghana, sur 16 équipes participantes,
l'Angola était l'unique qui avait les plus des buts marqués
lors des phases éliminatoires. Etant donné que l'Angola
organise la prochaine CAN2010, il était du devoir des "
Palancas Negras " de prouver leurs capacités à figurer
parmi les meilleures sélections africaines. Aussi impossible
que cela puisse paraître, l'entraineur national, Oliveira Gonçalves
opte pour la modestie en déclarant officiellement que son objectif
est le passage aux quarts des finales. Dans l'unique groupe qui réunissait
les équipes déjà participantes à différentes
coupe du monde (Afrique du Sud, Sénégal, Tunisie et l'Angola,
bien sûr), nous avons concédé un match nul contre
l'Afrique du Sud alors que la victoire était à notre portée.
Nous avons, de justesse, battu le Sénégal dans un match
historique et avons fini par un match nul face à la Tunisie.
La qualification ainsi obtenu propulse l'Angola aux quarts des finales
qui l'oppose à l'Egypte. Les performances individuelles des joueurs
ont progressé et des exploits inespérés de certains
d'entre eux ont ébloui mais l'équipe continue, malheureusement,
à pécher sur le plan tactique. L'entraineur n'ose pas
prendre des risques et commet des erreurs dans le remplacement des joueurs.
Ayant atteint l'objectif qu'il s'était fixé, l'Angola
s'est vu éliminé par l'Egypte alors qu'elle avait la possibilité
de gagner. Voilà comment l'Angola a mis
fin à un rêve. Celui des fils et filles de ce pays.
Le cas de l'Angola en foot est comparable à un enfant dont le papa n'a pas un niveau de scolarité élevé. Jusqu'à un certain niveau, le papa peut s'impliquer dans l'instruction de son enfant. Mais, arrivé à l'université, le papa ne peut plus suivre. On se doit de chercher un professeur universitaire pour aider l'enfant à avancer sinon, il n'aura plus des progrès. N'oublions pas que 50% des joueurs de cette équipe nationale angolaise sont des jeunes qui ont grandi avec lui. Ils étaient tous dans notre " girabola ", le championnat de l'Angola. Actuellement, ces 50% sont devenus des joueurs professionnels évoluant dans divers championnats hors de l'Angola. Ils ont acquis d'autres expériences. Il est temps qu'il ait un changement. Comme dans les sphères politiques du pays, nous exigeons le changement. Pour : Domingos VETOKELE
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| Jouer et organiser la compétition chez soi ne signifie pas, automatiquement, une victoire acquise. Il y a toute une série des " Items " à respecter. Une bonne organisation au sein de la fédération en passant par un substantiel investissement dans le football angolais et le changement d'entraineur vont dans une bonne direction car il faut un entraineur beaucoup plus ambitieux pour une équipe ambitieuse. |
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