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DISAIT: Mfulumpinga Nlandu Victor

 

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LETTRE OUVERTE

En date du 13 octobre 2007, un officier de l'intelligence dénoncé le plan d'élimination des personnalités angolaises avant les élections.

Luanda; Un officier de l'intelligence, a dénoncé dans une lettre dirigée au journal " Folha8 ", le plan d'élimination des figures comme Justino Pinto de Andrade avant les élections.
Selon la lettre, le cas Miala " aura difficilement une autre destiné car le Président est pris dans un piège monté par Kopelipa et José Maria, qui l'empêchent d'agir au contraire ".

Au Directeur de l'hebdomadaire " Folha8 " et au peuple angolais.

Chers Messieurs, Chers compatriotes,

En ma qualité de membre des services d'intelligence, j'ai l'obligation morale de dénoncer ce qui se passe dans notre entourage, depuis le mois de février 2006, on a pu décider d'en finir avec nos services. Tout ceci puisque la majorité des membres de ces services a cessé d'occuper ses fonctions, soit par peur, ou par soucis d'être accusé en alliance avec l'ancienne direction et au Général Miala.

Aujourd'hui, aux SIE, SINFO et à l'intelligence militaire, règnent la corruption, les accusations arbitraires et la chasse à l'homme qui fonctionnent comme base de travail. Il existe une subversion des principes d'intelligence, fragilisant les institutions d'Etat par manque d'informations importantes, pour sa défense et de souveraineté en relation, par exemple, au terrorisme et à des chaînes internationales de drogues, la corruption de certains dirigeants, etc.…

La politique de la peur et l'intimidation a atteint tous les anciens opératifs, toujours connotés avec la direction cessante, que de cette forme, ne fonctionnent pas.
L'actuelle situation aux SIE et SINFO est différente des antérieures crises au sein de la sécurité d'Etat, puisque maintenant, ils ont pu démonter tout le système, inclus son épine dorsal, poussant à la fragilité du Président de la République, voir sa vulnérabilité.

- Le coup d'Etat et les trois qui dirigent le pays

Notre conviction est qu'il y a eu un véritable coup d'Etat en Février 2006, qui a fait que le pays soit dépendant d'un noyau de trois personnes : Le Président de la République, le Général José Maria et le Général Hélder Vieira Dias Kopelipa, le grand tournant de ce manœuvre et qui contrôle toutes les opérations dans le domaine militaire, des forces armées, de la police nationale et des organes de sécurité dont les chefs lui prêtent serment en première instance, car c'est lui, le chef suprême.

Notre conviction est plus large parce qu'à savoir que les négociations avec la Chine sont dirigées par le général Kopelipa, qui se distingue comme l'homme fort en Angola, depuis qu'il a réussit son coup d'Etat, et qu'il parviendra, dans la mêlée, bousculer la cohésion dans la sécurité d'Etat, aux forces armées, à la police nationale, avec l'exonération de Fernando Garcia Miala, Alfredo Ekuikui, Agostinho Nelumba Sanjar, Pedro Neto, Mariana Lisboa, Quina Silva, Général Vietnam et tant d'autres, qui faisaient l'équilibre au niveau du pouvoir. Maintenant le Président est en otage aux mains de deux personnes et le Mpla, inclus le Parlement sont déconsidérés, puisqu'ils n'attendent que des ordres à exécuter selon les orientations des putschistes.

- Un plan d'intimidation dans la société.


Selon les sources bien crédibles, il existe un plan qui vise l'élimination ou l'interdiction des déclarations de certains dirigeants aux sein même du Mpla, à la veille des élections, mais aussi au sein des partis de l'opposition et de la société civile, par la corruption ou en recours aux assassinats.
La liste noire de cette action commence par le Général Miala, qui doit se faire abattre à la prison, où il réside actuellement, les dirigeants de Padepa, Carlos Leitão, du PRS, Eduardo Kwangana, les principaux responsables du Mpla-banda, Raul Danda, Martinho Nombo, le Prêtre Casimiro Congo, Raul Tati et l'Avocat David Mendes.
Au niveau de la société civile, sont visés les journalistes William Tonet de l'hebdo " Folha 8 ", Aguiar dos Santos de l'hebdo " Agora ", Rafael Marques et encore Luis Araújo de SOS-Habitat, Fernando Macedo de l'AJPD, Justino Pinto de Andrade parmi d'autres.
Au niveau du Mpla, il se doit de renforcer une politique de corruption à Lopo de Nascimento, Marcolino Moco, Roberto de Almeida, Pitra Neto, Bornito de Sousa, parmi d'autres, leurs donnant plus d'ouvertures économiques et des actions en entreprises.

- L'objectif est de maintenir Miala en prison.

Quant au jugement du général Miala et à son recours, il sera difficile de s'attendre à un miracle puisque le Président est prisonnier d'un enjeu des forces monté par Kopelipa et José Maria, qui lui empêchent d'agir contrairement, car il est conscient que Miala n'a rien commis comme délits mais il ne peut rien faire à sa volonté.
Le juge António Santos Patonho et le procureur militaire João Maria, ont été pressionnés et ont reçu une belle somme pour que le général Miala et ses collègues soient condamnés et incarcérés.
La pression continue étant donné que le général Kopelipa veut que le Président de la république nomme des juges dépourvus des notions des droits et qu'ils leurs soient favorables. C'est pour cette raison qu'ils ont écarté le général Agostinho, de ses fonctions d'accesseur juridique de l'Etat major général, car ses idées contrarient ce jugement et ils doutent à la nomination du général Rasoilo.

- La crise aux forces armées

Ce climat est en train de provoquer un sentiment de révolte silencieux au sein des forces armées et des officiers qui n'ont plus de motivation. Egalement au sein de la police nationale, on vit la même situation puisqu'on ne croit plus qu'en cas de soulèvement, les militaires et le peuple ne seront plus solidaires au Président Eduardo dos Santos et au Mpla comme c'est fut le cas en 1992. Aujourd'hui, les gens sont très révoltés mais personne ne parvient à passer le message au Chef, parce qu'il y a l'intention de " laisser- aller " jusqu'à l'éclatement.
Notre conviction est que nous sommes dans un tonneau d'explosifs et qu'à tout moment, l'explosion est inévitable d'où, il faudra que les choses bougent pour repositionner la légalité, pour que le pays ne revienne aux nouveaux conflits.
Malgré cela, l'Angola ne sera plus la même et la lutte entre les riches, avec facilitations, et les autres se converge et nul n'a des doutes qu'il est impératif un changement radical et une dénonciation permanente de toutes les voix du Mpla, des partis politiques d'opposition et de la société civile, pour que nous ne continuons à assister aux assassinats, à la corruption et à la hausse de la pauvreté au pays, malgré les découvertes incessantes des puits de pétrole.

Si cette dénonciation peut servir en quelque chose, unissons nos forces pour sauver des vies et éviter encore des bains de sang puisque les choses ne sont pas du tout agréables ;
Même au niveau des forces armées, voir l'unité de garde présidentielle, la soi-disant réserve du Président et de Kopelipa, si quelque chose se produisait, ils seront divisés car l'injustice dans cette institution a atteint tous ses membres et personne ne sera satisfait de l'humiliation que nous passons actuellement.


Fait à Bengo, le 3 octobre 2007

L'officier opératif
Manuel Carvalho Kindissuka


Source : " Folha 8 "

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