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O Pensador

 

Revue du Parti

POUR CHANGER LE MONDE IL FAUT CHANGER L'HOMME

DISAIT: Mfulumpinga Nlandu Victor

 

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Martyr de la Démocratie

Copyright © 2007 pdp-ana

Depuis la nuit des temps, la chanson joue un rôle très particulier dans la vie des hommes. De la naissance, avec la berceuse, à l'âge adulte, en passant par l'adolescence, la chanson est très présente dans notre vie. D'une manière innocente, elle nous accompagne dans nos danses pendant les fêtes, et nous aide à pleurer, pendant les deuils. Mais, il y a aussi celle qui nous interpelle et réveille nos consciences. C'est celle-là qui pose problème aujourd'hui dans notre pays. Elle véhicule un message qui met en exergue le comportement asocial et immoral de nos dirigeants politiques.
A l'époque coloniale, la chanson, à un certain moment, a été utilisée pour dénoncer les méfaits du colonialisme. Aujourd'hui, c'est le régime marxiste de José Eduardo dos Santos qui est dans la ligne de mire. Cette fois, c'est vraiment la rupture, la fin d'un état de grâce qui n'a que trop traîné en longueur.

Durant plus de trente ans, aveuglés par un fanatisme politique qui prend ses racines dans l'éthnie Kimbundu de Luanda et environs, les artistes musiciens luandais ont chanté, à se rompre les cordes vocales, les louanges d'un régime monarchique électif, aujourd'hui, vomi par sa base militante. Ils ont soutenu, peut-être inconsciemment, ceux qui affament le peuple et s'enrichissent sans vergogne. La situation étant devenue ce qu'elle est, la fronde est venue de jeunes artistes musiciens de Luanda. Par cette levée de boucliers, ils refusent de cautionner l'injustice, la corruption, l'enrichissement personnel, l'exclusion de l'Angolais dans son propre pays. Ils refusent de se taire et de voir, autour d'eux, les pauvres devenir de plus en plus pauvres et les riches, de plus en plus riches.
La chanson, celle qui nous fait trémousser sur les pistes de danse ou nous fait pleurer à larmes chaudes, peut devenir, si les conditions s'y prètent, un outil politique très efficace. C'est ce que les jeunes angolais, chanteurs de Rap, ont compris. Mieux vaut tard que jamais! "Xumuna" est le titre d'une chanson qui donne des migraines aux dirigeants du MPLA, à quelques mois des élections législatives, en Angola. Cette chanson exprime le ras-le-bol du citoyen moyen vis-à-vis de nos institutions ( Président de la République, gouvernement ). Or, si les Luandais, qui sont à l'origine de cette chanson que je vous conseille d'écouter, porte un regard trop critique sur la gestion Mpliste du pays, ce n'est pas très bon pour la suite des événements.

Le MPLA a toujours considéré Luanda et ses environs ( N'dalatandu, Malange, Bengo) comme sa base politique, son bastion. Que des artistes musiciens, comme Dog Murras, originaire de Malange, viennent mettre leur grain de sel dans une situation déjà préoccupante, ne peut que porter préjudice à l'image du MPLA. D'ailleurs la réaction des dirigeants du MPLA à Luanda est à la mesure de la dimension de la bousculade. Le Bureau politique s'est réuni en urgence pour demander la censure de la chanson incriminée. Le gouverneur de la ville de Luanda a lancé ses sbires à la recherche de ceux qui, sous le manteau, écoulent la chanson. A observer l'agitation provoquée par cette chanson, on peut conclure que les jeunes rapeurs ont touché un point sensible. Jamais le MPLA, en trente et trois ans de règne absolu, ne se sentit aussi atteint. Dog Murras, du groupe musical Kuduros, pose, dans sa chanson, le problème de la présence massive des étrangers dans le pays. Il stigmatise cette présence, et là je ne suis pas d'accord avec lui, et plaide pour une "angolanisation" de la société en accusant les étrangers de voler les emplois des Angolais. Pour apaiser les esprits, là aussi, le MPLA ne fait pas dans la dentelle. Tsizé dos Santos, fille du président angolais, monte au créneau pour défendre les intérêts des familles nobles. Mais ce qui dérange, ce ne sont pas vraiment les intérêts du MPLA, c'est plutôt l'attitude rancunière des Luandais vis-à-vis des autres communautés, rappelez-vous le 22 janvier 1993, le massacre des Bakongo. Faire véhiculer un message de haine visant à diaboliser les étrangers, à quelques mois des élections, est très dangereux. A la moindre étincelle, des milliers de pauvres de Luanda peuvent prendre d'assaut les habitations des étrangers et provoquer un bain de sang.

C'est incroyable comme le fétiche peut se retourner contre le féticheur. S'il y a un temps pour mentir, il y a un temps pour rendre des comptes. Le Pr. M'fulumpinga ne cessait de dire que " Pour changer l'Angola, il faut changer l'homme". La chanson est-il l'outil par lequel viendra le changement des mentalités dans notre pays? Je vous laisse réfléchir à la question et vous recommande vivement d'écouter les deux chansons qui perturbent le MPLA.. Écouter la chanson

Opinion de: Eduardo M. Scotty.

 

Ces chansons qui perturbent le MPLA.

Par: Eduardo Scotty.

la chanson, à un certain moment, a été utilisée pour dénoncer les méfaits du colonialisme. Aujourd'hui, c'est le régime marxiste de José Eduardo dos Santos qui est dans la ligne de mire.

Opinion